Les Européens, vous savez, sont un peuple de saints, de poètes, de navigateurs et de cuisiniers.

La passion de la cuisine se manifeste également par le grand nombre d’émissions de télévision et de publications éditoriales consacrées à ce sujet et par l’une des modes de ces derniers temps, celle du Home Restaurant.

Le restaurant à domicile peut en effet être un moyen de valoriser ses compétences culinaires, d’obtenir un revenu supplémentaire à son revenu mais, en même temps, de ne pas avoir à subir les engagements considérables et les difficultés bureaucratiques nécessaires à l’ouverture d’un véritable restaurant.

Comment fonctionne le restaurant à domicile ?

Le restaurant à domicile est un phénomène né en 2009 en Grande-Bretagne et représente l’évolution des chefs à domicile.

Les repas sont organisés pour un nombre limité de convives, généralement pas plus de 16 pour une réussite optimale.

Dans certains cas, il y a également la règle BYO, bring your own, c’est-à-dire que l’invité apporte une boisson.

Mais le restaurant à domicile ne se limite pas simplement à l’organisation du dîner : L’événement est en effet partagé dans les réseaux sociaux sur les profils des invités et donc largement médiatisé.

Et c’est grâce aux réseaux sociaux que l’activité s’est répandue.

En fait, des plateformes ont été créées pour promouvoir l’activité des chefs cuisiniers nationaux, dont les gestionnaires conservent évidemment un pourcentage du coût payé, généralement autour de 15 %, pour l’activité de médiation entre les chefs et les clients.

Le tarif d’un repas complet est parfois très élevé, mais il existe une plateforme, très populaire auprès des étudiants hors site, où vous pouvez acheter un repas pour seulement quelques euros.

Restauration à domicile et réglementation

Mais de quelles autorisations avez-vous besoin pour ouvrir un restaurant à domicile ?

En réalité, le restaurant à domicile n’est pas considéré comme une véritable activité de restauration, mais simplement comme l’initiative d’un citoyen privé qui invite des amis rencontrés via Internet à prendre un repas chez lui, en échange d’une petite contribution.

Pour cette raison, il n’est pas nécessaire de demander une quelconque autorisation à la municipalité.

Il n’est pas non plus nécessaire de demander une autorisation à l’ASL, car ceux qui fréquentent les restaurants à domicile le font à leurs propres risques.

En fait, en 2009, un projet de loi a été présenté au Parlement intitulé “Dispositions relatives à la promotion et à la réalisation d’activités d’alimentation à domicile”.

L’objectif était de réglementer cette activité avec les mêmes normes d’hygiène et de santé que pour les restaurants, mais en fin de compte, le projet de loi n’a même pas été discuté.

Ces derniers jours, il est à nouveau question d’entamer une normalisation du secteur, également sous la pression des restaurateurs professionnels qui craignent une concurrence déloyale.

Jusqu’à présent, dans certains cas, la restauration domestique a également reçu les éloges du ministère de l’agriculture, pour avoir poursuivi l’objectif de mettre en valeur et de diffuser la culture de la nourriture traditionnelle, du produit typique et du territoire.

En ce qui concerne le lieu où l’activité est exercée, il faut dire qu’il n’est pas nécessaire de procéder à des changements au domicile, car le restaurant d’habitation prévoit que les repas sont préparés et servis dans les mêmes locaux que ceux utilisés par le particulier pour ceux de sa famille.

Une cuisine familiale normale suffit donc.

Si elle est suffisamment grande, il est également possible de loger les convives dans la même pièce, sinon vous devrez placer la table spéciale dans une salle à manger ou dans un salon séparé.

Pour lancer votre entreprise de restauration à domicile, il vous suffit donc, du moins pour l’instant, de vous inscrire sur une plateforme web spéciale de restauration sociale ou d’ouvrir votre propre page Facebook et de faire passer le mot à vos amis et connaissances.

En tout état de cause, le site ou le réseau social n’est pas responsable des actes illégaux commis par ses utilisateurs.

Par exemple, bien qu’il ne soit pas soumis à des dispositions particulières en matière de santé et d’hygiène, le propriétaire de l’entreprise devra néanmoins prêter attention à la sécurité alimentaire et sera soumis aux dispositions du code pénal relatives à la fraude alimentaire.

Du point de vue fiscal, le restaurant à domicile est considéré comme une activité occasionnelle et non comme le travail principal de ceux qui l’exercent, de sorte qu’il peut être utilisé pour “arrondir” leurs revenus jusqu’à 5 000 euros par an.

Au-delà de ce seuil, il s’agit au contraire d’une véritable activité rentable et il est nécessaire d’ouvrir un numéro de TVA.